vendredi, mai 12, 2006

À quoi tient réellement un point de vue différent?

Je réécoutais le film “Lord of War” avec Nicolas Cage et le générique du début m’a rappelé une réflexion que je me fais souvent concernant le changement de point de vue. Pour en revenir à ce générique, il nous transpose dans le rôle d’une balle, de sa fabrication à sa détonation ultime. Et ça m’a fait penser, qu’en tant qu’être humain, forme la plus évoluée de la création, il nous arrivait bien peu souvent de nous donner la peine de considérer d’autre point de vue que le nôtre…Je ne parle pas des différences d’opinion entre les individus que nous sommes, mais plutôt des angles complètement différents qu’aurait la vie d’un point de vue de fourmis, de chien ou de fleur.

Quand j’avais mon teckel et que je me couchais sur le ventre pour jouer avec lui, je descendais mon champ de vision à la hauteur du sol et la vie, de ce point de vue à ras le sol, ne semblait pas avoir la même ampleur. Anselm Kiefer nous offre une vision d’un champ de tournesol vue d’un homme couché sur le dos et après ma visite au MAC, je me suis mise à prendre des photos à partir de point de vue les plus inusités, juste pour voir quelle impression ça me ferait.

C’est que nous sommes tellement habitués de voir la vie d’une certaine façon, que la pensée même de l’envisager autrement nous effleure rarement. Et alors que le simple fait, de se coucher sur le sol ou de se tenir sous la tête, peut brièvement nous laisser entrevoir les choses autrement, il est vraiment rare que cette vision heureusement différenciée subsiste au retour de nos pieds sur terre…

1 commentaire:

Ben a dit...

Intéressant!! Je me souviens du film “La société des poètes disparus” où Mr. Kitting fait monter ses étudiants sur leurs bureau, pour leur faire découvrir d’autres perspectives. Il y a aussi la possibilité de regarder dans l’infiniment petit, ou l’infiniment grand!
Je m’amusais l’autre jour avec l’appareil photo d’un ami, avec un objectif macro, il est intéressant de voir quelque chose de tout à fait banal (une balle de tennis, par exemple) grossie 25 fois.