Tim est revenu de Milan hier, tout sourire, plein de soleil et du sommeil plein les yeux. Un des aspects fantastiques du tournoi c’est ce que les athlètes sont hébergés dans des familles italiennes pour toute la durée du séjour. Tim est donc allé chez Giovanni, son ami italien rencontré l’an dernier dans le cadre de ce même tournoi et avec lequel il était resté en contact toute l’année grâce à MSN. Il y a une beauté pure dans ces amitiés nées de presque rien et qui se développent en précieux échanges, interculturels dans ce cas. Entre les parties, Tim a donc exploré Milan, ses musées, ses monuments, ses belles boutiques et ses endroits inconnus et magiques auxquels on n’arrive à avoir accès que par le regard de l’autre. Il a fréquenté des restos, fait la fête dans des petits pubs et arpenté les rues marchandes dans l’espoir de trouver d’infimes parcelles d’Italie à ramener dans ses valises. Il m’a déniché une paire de gants infiniment précieuse et une cravate pour papa mais en vérité les souvenirs les plus précieux n’ont rien de tangible. C’est la promesse d’une visite de Giovanni au Canada, des expressions mignonnes « piccolo lordo », « tu hai dei begl’occhi », « Posso baciarti » et « tu sei bella come un angelo » qu’il nous récite pour le plaisir de se le réentendre redire. Ce sont des noms de chanteurs italiens - Luciano Ligabue, Vasco Rossi, Articolo 31 - qui seraient l’équivalent de Manu Chao ou de Jean Leloup (à ma demande express avant son départ) et qu’on a réussi à télécharger à son retour au Canada, dans un enthousiasme naïf de goûter un peu à la culture d’ailleurs, suite à la recommandation des gens mêmes qui les écoutent au quotidien.Je vous le dis aujourd’hui, les plus belles choses que l’on ramène de nos voyages ne sont jamais dans nos valises. Ce serait plutôt toutes les portes qui se sont ouvertes et qui le resteront aussi longtemps que l’on aura envie de s’ouvrir sur le monde.
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