Avant de m’enflammer face à un ami qui me disait vouloir envoyer ses futurs enfants au Collège Français, dans un désir de rigueur académique et culturelle, je n’avais pas l’impression d’avoir une quelconque opinion sur la question. Mais voilà qu’en moins de deux, je me suis retrouvée complètement outrée, un peu comme si toute ma personne s’insurgeait et se tendait spontanément dans la direction opposée.
C’est étrange de prendre ainsi conscience de certaines positions qu’on ignorait camper… mais ça laisse présager une foule de convictions latentes qui ne demandent qu’à faire surface au moment opportun. Et si la confrontation et la provocation suffisaient à faire jaillir l’étincelle instigatrice…
Peut-être que des débats autour d’Orford, des méga-porcheries, des PPP et de la subvention des études post-secondaires ont cela de bon qu’ils provoquent et confrontent le Québécois en chacun de nous. Il est peut-être possible, qu’à l’image de ma montée aux barricades en faveur de l’éducation québécoise, toutes nos convictions trop longtemps refoulées - par l’apathie ambiante et le désintérêt croissant teinté de je-m’en-foutisse nombriliste – commencent graduellement à refaire surface.
Et dans cette optique, je dis amenez-en des insatisfactions, des projets à la noix et des lubies de politiciens, parce que c’est peut-être exactement ça que ça prend pour que les principes démocratiques redeviennent autre choses que de belles théories.
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