
J’étais en train de mettre en pratique, avec moins de succès que je ne l’aurais voulu, un nouveau mouvement de ballet quand une odeur m’a soudainement frappé. Du coup, j’ai été ramené 10 ans en arrière, dans le manège intérieur dans lequel je prenais mes cours d’équitation. Il y avait, dans la subtilité de cette odeur de bois et de concentration mêlés, quelque chose de bien précis qui m’a fait me demander si l’apprentissage n’avait pas une odeur.
Si on part du principe que pour apprendre de nouvelle chose, on doit être dans un certain état d’esprit, qui allie réceptivité, concentration et malléabilité mentale et physique, et qu’on extrapole tout un univers de sensations…on se rend compte que l’hypothèse selon laquelle, l’apprentissage ait une odeur, peut faire du sens. On peut, comme il nous arrive de nous souvenir de blagues ou de confessions que l’on a fait dans un état second – soit-il dû à l’alcool ou à tout autre substance illicite- les fois suivantes où l’on se retrouve dans le même état, je crois qu’il est tout à fait possible, que cette mémoire associée à certains états, ait son équivalant dans l’espace temps lorsqu’il est question des apprentissages.
Pensez-y un peu la prochaine fois que vous vous retrouverez dans une situation d’apprentissage, y sentirez-vous des relents de votre enfance?
1 commentaire:
Ça me rappelle des souvenirs... Pour moi, l'odeur de l'apprentissage est associé à l'odeur des copeaux de bois de l'aiguise-crayon.. À chaque fois que je sens ça, j'ai plein de souvenir de l'école, dont plusieurs que je suis incapable replacer sans cette odeur..
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