Au même titre qu'on peut voir un verre à moitié plein ou à moitié vide, j'en viens à me demander s'il vaut mieux s'attendre au meilleur ou au pire.Vaut-il mieux être heureusement surpris ou tristement déçu?
Est-ce qu'une attente optimiste suivi d'une conclusion décevante vaut mieux qu'une attente sans enthousiasme accompagnée d'une fin plus heureuse?
En français du Québec, on commence souvent nos phrases par "au pire...on fera ça comme ça" et en espagnol, ils disent plutôt quelque chose comme "a lo mejor" (qui je traduirais ici par, dans le meilleur des cas). Est-ce que ça veut dire qu'on a ici davantage tendance à s'attendre au pire?
En linguistique, il y a deux visions opposées quant aux différences linguistiques. La première voit chaque langue comme un univers en soi, avec une façon de pensée, des croyances, des visions du monde qui lui sont propres. La seconde voit plutôt les différences comme des variations superficielles qui masquent une structure commune à toute les langues.
Je suis plutôt encline à me rallier à la première vision aussi romantique (Humboldt) soit-elle. Je me suis si souvent retrouvée dans des situations où le mot que j’avais en tête n’avait pas son équivalent dans la langue dans laquelle j’étais en train de m’exprimer pour croire que tout peut spontanément être dit dans toutes les langues. Les traductions peuvent toujours rendre approximativement une réalité, ça c’est sûre. Mais comme je m’intéresse davantage à la substance, je me réjouis des différentes perspectives que m’offrent les quelques langues avec lesquelles j’ai été en contact. And I’m looking forward les autres que je croiserai sur mon parcours.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire