J’ai récemment découvert Bénabar et cette chanson m’a beaucoup touché dès la première écoute. C’est une chanson très joyeuse sur la vie d’une maison achetée par un couple, qui fonde un famille, voit ses enfants grandir et partir pour mieux voir revenir leurs petits enfants. C’est une pièce très simple avec un air kitsch mais son pouvoir évocateur est indéniable. En trois minutes, une existence entière se déroule, portée par les notes. Et c’est la fin qui me donne tout particulièrement des frissons :
« Cette maison est en vente comme vous le savez, je suis, je me présente, agent immobilier. Je dois vous prévenir si vous voulez l'acheter, je préfère vous le dire cette maison est hantée. Ne souriez pas Monsieur, n'ayez crainte Madame, c'est hanté c'est vrai mais de gentils fantômes. De monstres et de dragons que les gamins savent voir, de pleurs et de bagarres, et de copieux quatre-heures, "finis tes devoirs", "il est trop lourd mon cartable", "laisse tranquille ton frère", "les enfants : à table !".
Écoutez la musique, est-ce que vous l'entendez ? (paroles)
J’adore l’idée que le quotidien se soit imprégné dans les murs et que la demeure, qui fut le théâtre de tant d’amour parental et filial, conserve à jamais des airs de vie familiale. Je m’imagine au centre d’une pièce où j’entends presque résonner toute cette vie, tous ces petits riens du quotidien qui sont la richesse d’une enfance heureuse.
Je me plais à croire que les lieux qui ont été témoins de grands instants de bonheur sont à jamais baignés d’une aura particulière et qu’il suffit de s’y retrouver pour goûter soi-même à une parcelle de félicité.
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