
J’ai assisté hier, au Cœur des Sciences de l’UQAM, à une conférence donnée par Pr. Gouyon, intitulée : « La théorie de l’évolution tient-elle encore la route? » et traitant du débat entre la théorie darwinienne de l’évolution et le créationnisme, rebrandé intelligent design.
Ambassadeur assumé de l’option évolutive, le Pr. Gouyon a synthétisé la vision des évolutionnistes quant à nos existences individuelles ainsi :« Les individus sont des artifices inventés par les gènes pour se reproduire ». Ouf! Ça peut être dur à accepter, d’où le pourquoi de la popularité croissante du intelligent design et de ses défenseurs qui se vexent à l’idée d’envisager l’existence humaine dans cette simplicité biologique aliénante.
Comment peut-on arriver, sans tomber dans l’occultisme ou le mysticisme, à relativiser notre existence actuelle. Comment réconcilier la minuscule fraction que représente mon existence personnelle dans une perspective évolutive et le gigantisme frisant l’obnubilation de cette même existence dans ma perspective égoïste? Ce qui n’est qu’un battement d’aile de papillon dans le parcours de la race humaine est à la fois la totalité de mon parcours personnel?
Si je considère que la finalité de mes doigts est de contribuer à la finalité de mon organisme qui a lui-même comme unique but de se reproduire et de transmettre son bagage génétique…se lever le matin prend une toute autre dimension.
Le conférencier a clos sa conférence sur une note réaliste : « Les scientifiques et leurs découvertes ont à ce point réduit l’ensemble du monde qui nous entoure et des phénomènes qu’on y observe, à des considérations matérielles que cela a invariablement créé un vide spirituel.» (je paraphrase mais le propos est là).
Et c’est sans doute ce vide même et la vitesse avec laquelle on est passé de tout à rien qui mériteraient d’être débattus. Dès que l’être humain s’est mis à vivre en société, on a assisté à l’émergence de dieux, de totems ou d’instances supérieures et aujourd’hui, alors qu’on vit davantage les uns avec les autres (démographie, communication, interactivité), pratiquement rien ne subsiste (du moins en Amérique du Nord).
À venir prochainement…poursuite de cette idée dans une perspective fonctionnaliste Lévi-Straussienne :o)
Avouez que vous en avez l’eau à la bouche. Lol!
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