La semaine dernière, la chaîne américaine WB lançait une nouvelle télésérie "The Bedford Diaries" qui suit le parcours de six étudiants universitaires inscrits à un séminaire de Human Behavior and Sexuality. Il va s'en dire que le propos de l'émission a créé un tolé chez nos voisins du Sud qui ont le chic d'afficher cet air de puritanisme coincé tout en étant les meneurs de l'hypersexualisation.
Ce que la plupart des détraqueurs ne semblent pas avoir compris c'est que malgré son propos ouvertement sexuel, le fond de l'émission fait plutôt la promotion de la responsabilisation des jeunes dans leurs expériences de la sexualité, comme en témoigne l'extrait ci-dessous qui provient du coda du premier épisode:
«What would I change about by sexual past? I'd change my own head… Admit that I’m angry, that I’m wounded that my heart was broken…Seems like we are so busy hooking up, sexually networking, making connections. Does sex even mean anything anymore. I guess I thought if I didn’t take sex seriously I can somehow avoid being affecting by it. If sex doesn’t have anything to do with intimacy and I don’t feel anything somehow I’ll be stronger. But that’s not true. Opening yourself up, even if it’s means your heart and soul are crushed that’s what makes you stronger. That’s what gives you the power to move on, put the past behind you, to get out there and get your heart stomped all over again. » voir le pilot
On est très loin d'un appel au dévergondage. Le discours de banalisation du sexe semble à ce point faire partie de notre façon de vivre qu'il est rafraîchissant d'entendre des points de vue contraires. Comprenez-moi bien, je ne suis pas en train de promouvoir l’abstinence jusqu’au mariage (il faut croire au mariage pour ça ;o) c’est simplement qu’il m’est arrivé de remettre plus d’une fois en question l’idée du sexe for sex sake.
J’ai adoré Sex and the City et je suis tout en fait en faveur de la libération des mœurs qui a accru la permissivité sexuelle des femmes. Mais j’en suis à me demander si on y a vraiment gagné au change. Combien d’histoires tristes j’ai entendues, de filles qui se servaient du sexe pour se faire valoir, pour se donner l’impression d’être aimé pour bien trop souvent atteindre le résultat contraire. L’hypersexualisation des femmes nous donne un pouvoir qui semble malheureusement se retourner contre nous.
Je lisais dernièrement dans le GQ British que les hommes (du moins ceux-là) préféraient les tenues féminines qui n’en dévoilaient pas trop. Il y a plusieurs moyens d’être heureuse et sexuellement épanouie sans avoir à être transformé en objet sexuel et je crois que tout l’art de la féminité réside dans la capacité qu’a chaque femme d’être belle et bien à sa façon.
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