Ma sœur nous montrait ses photos de NY et devant une séquence de clichés d’une de ses copines, elle s’est exclamée : « Oli(via) est tellement belle, je l’aime vraiment ». Ça m’a donné l’impression, qu’en aimant les gens beaux ou en affichant notre affection ou notre attirance pour les gens qui paraissent particulièrement bien, on affirmait notre propre beauté par la bande.
Un peu comme on décrit en psychologie cette tendance que nous avons à déduire notre propre valeur en fonction des gens qui nous côtoient. S’il est si intelligent et qu’il s’intéresse à moi je dois être intelligente aussi. Les autres deviennent le miroir de ce qu’on souhaite projeter de soi-même. On peut alors se demander si les gens desquels on se rapproche sont en quelque sorte des idéaux auxquels on aspire, des modèles dont la présence dans nos vies nous permettra de les émuler pour atteindre de nouveaux sommets selon nos critères du moment?
Nous avons tous ce préjugé favorable face à la beauté. Les gens séduisants sont d’emblé qualifiés de plus chaleureux, plus sympathiques et plus avenants alors que les irrégularités de visage ou de silhouette peuvent rapidement nous faire changer de trottoir dans la rue sans que nous sachions trop pourquoi. Même les bébés préfèrent les visages symétriques aux traits réguliers alors ce jugement esthétique n’est pas uniquement dû à l’influence médiatique, il est profondément ancré en nous.
Y a-t-il un mal, à titre d’individu, d’aspirer à se rapprocher le plus possible de la beauté? Y a-t-il un mal, en tant que société, à mettre à l’avant-scène ce que nous avons de plus beau en souhaitant que la majorité emboîte le pas? Je ne sais pas… mais une chose est sûre, la beauté dans ses formes les plus variées et les plus troublantes a quelque chose d’ensorcelant et de déstabilisant.
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