Je parlais de la surprise dans un texte précédent et ça m’a rappelé un passage du roman de Raphaëlle Germain, Soutien-gorge rose et veston noir où il était justement question de ce désir de surprise.
« Les gens veulent…tout le monde veut juste être surpris. C’est ça, tout le monde veut être surpris. Ce que tu prends pour de l’amour, c’est de la surprise. Tu te fais surprendre par quelqu’un qui te plaît, par quelqu’un qui te fais sentir différent, qui brasse les choses alors que tu croyais que plus jamais rien ne bougerait. Mais l’effet de surprise par définition, il dure pas.» Raphaëlle Germain (2004,133)
C’est une réflexion que je me fais souvent moi-même. Étant une personne de nature plutôt absolutiste, j’ai souvent jonglé, avec un certain inconfort, avec les notions d’intensité amoureuse et de routine, de surprise et du quotidien. Et j’aime d’ailleurs aussi cette citation de Frédérick Beigdeder : «Pour être en amour, on a besoin d’insécurité et pour être amoureux on a besoin de sécurité», quel beau paradoxe.
Comment faire pour faire durer les premiers moments exaltants d’un nouvel amour? Comment faire ne sorte que se renouvelle la surprise et que nos sentiments ne s’empoussièrent pas avec le passage du temps? Faut-il se lever un matin et se dévouer comme Jeremy Cigogne à la reconquête d’un amour qu’on a l’impression ne jamais avoir su célébrer à sa juste valeur? Ou encore se lancer dans d’innombrables histoires qui ne sont que perpétuels recommencements d’un sentiment trop éphémère pour qu’il puisse se savourer plus de deux jours auprès de la même personne?
Je vais sans doute m’assagir avec le temps et mes désirs d’absolu prendront une tangente plus réaliste et moins utopique…Mais ça me fait penser à un passage de L’Alchimiste,
« Lorsque tu veux vraiment quelque chose, l’univers tout entier conspire pour te le donner. »
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