samedi, avril 15, 2006

Il y a de ces pièces qu'on n'arrive jamais à oublier vraiment


Il s’est écoulé à peu près deux ans depuis que j’ai vu cette pièce monumentale de Wajdi Mouawad au theâtre Quat’sous suite à la recommandation d’un collègue enthousiaste. Si autant de jours ont passé et que je ressens encore le besoin d’en parler pour encourager tout le monde à aller la voir, c’est que c’est indéniablement une œuvre bouleversante, pas totalement life-changing mais assez marquante pour qu’on s’en souvienne toute sa vie.

« Incendies, nous plonge dans les affres du silence et de la tragédie millénariste : Nawal, ses enfants, la guerre, trois chemins embrasés qui cherchent à se recouper pour résoudre l’équation de leur existence. Nawal a passé les dernières années de sa vie enfermée dans un silence inexpliqué. Lorsque son notaire Hermile Lebel découvre ses dernières volontés à ses jumeaux Jeanne et Simon, ceux-ci sont confrontés à un questionnement existentiel concernant leurs origines et notamment la vie de leur mère. D’une simplicité cruelle, les mots de Wajdi Mouawad fusent : "L’enfance est un couteau planté dans la gorge". Nawal et ses enfants ont cette marque rouge à la gorge, signe que le passage de l’enfance à l’âge mûr ne se fait pas en douceur mais bien que la compréhension du monde est un non-retour absolu, une douleur éternelle, une entaille dans la chair. » source -http://www.artelio.org/art.php3?id_article=885

En ouvrant la Presse ce matin, j’ai vu qu’ Incendies allait faire partie de la programmation 2006-2007 du Théâtre du Nouveau Monde avec la même distribution. Bien que l’intimité Quat’sous se prêtât sans doute mieux à la trame de la pièce, je ne saurais vous encourager suffisamment à vous procurer des billets pour la représentation au TNM.

Il y a de ces choses dures et bouleversantes qui ont le pouvoir de nous émouvoir profondément, de nous aspirer pour nous permettre d’explorer ce qu’il y a de plus beau dans la nature humaine en passant par ce qu’il y a de plus laid.

Mouawad est un auteur moderne qui aborde des thèmes universels à travers des histoires dont la proximité avec nos propres existences a vraiment le pouvoir de nous faire sentir citoyens du monde. Pour le meilleur et pour le pire nous sommes tous de la même race.

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