jeudi, juin 01, 2006

Routine, quand tu nous tiens...

Pratiquement vitale lorsque l’on est enfant - lever systématique à 6 :00, dîner à midi, souper à 17 :30, Passe-Partout, bain et dodo. Le tout entrecoupé de collation qui se suivent et se ressemblent et de comptines et de jeux répétés ad nauseum - la routine redondante perd un peu de son attrait avec le temps puisqu’elle nous fait désormais penser à notre propre version du Jour de la marmotte, plutôt qu’à ces doux rituels sécurisants qui structuraient notre enfance.

À quel moment la routine devient-elle oppressante? Vaut-il mieux que certains gestes de notre quotidien soit exécutés sur le pilot automatique, pratiquement toujours à la même heure, de la même façon, dans le même état d’esprit absent ou vagabondant? Et j’en viens aussi à me demander quel est l’avantage à se mettre sur le pilot automatique? Quand je me brosse les dents, je le fait machinalement et je me suis rendue compte que ce faisant, je ne pensais à absolument rien. Le pilot automatique embarque et mon esprit tombe en dormance.

En poursuivant ce raisonnement, j’ai émis l’hypothèse selon laquelle, plus notre vie est routinière et plus on en vit chaque minute sans se poser de question, ni trop réfléchir à ce qu’on est en train de faire. On peut perdre graduellement de vue le pourquoi de nos actions et on se met à poser les mêmes gestes chaque jour, simplement parce qu’on les a posé hier, et avant-hier et avant-avant-hier.

L’être humain tente d’utiliser optimalement son énergie et il va de soi que la répétition d’actions dont le résultat est prévisible et convenable est beaucoup plus productif que la réinvention quotidienne de la roue…

Mais la routine m’horripile, je n’y peux rien!

1 commentaire:

Ben a dit...

L'esprit cherche toujours à "routiniser" les choses; y établir un système, même dans les choses non routinière.

Naturellement, on vas toujours faire les mêmes choses au même moment: On se lève à la même heure, on prend le même trajet pour aller travailler, on dine toujours à la même heure. Pourquoi?

Parce que c'est la routine