Un ami m’avait suggéré de lire « Qui a piqué mon fromage? » une petite fable humaniste sur l’adaptation au changement. Bien que ce ne soit pas les pistes de réflexion qui manquent dans ce récit, un des aspect de l’histoire m’a particulièrement interpellé puisqu’il traitait de notre capacité (même s’il conviendrait plutôt de parler d’incapacité) à se représenter le futur, autrement qu’en tant que continuité du présent.
Il est difficile d’imaginer un demain, complètement différent d’hier. Même lorsque certains désirs et certaines envies nous animent, il est très rare que nous nous donnions la latitude d’explorer, même en esprit, les possibilités qui découleraient du simple fait d’accepter d’y donner libre cours.
Sommes-nous à ce point superstitieux au point de penser qu’une simple représentation mentale de choses que l’on souhaite, risque d’amenuiser les chances qu’elles auraient de se produire réellement? Ou croyons-nous plutôt qu’à partir de moment où l’on laisse ses désirs prendre mentalement forme, le risque s’accroît de ne plus parvenir à les refouler? Nous entraînant par la suite dans une quête déchirante et irréversible, de faire de demain, autre chose que la suite logique d’hier…
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