mardi, juin 06, 2006

Pouvoir de rêve

Je me souviens avoir lu quelque part que les rêves nous permettaient de « revivre » dans une dimension fantasque, des évènements s’étant déroulés environ deux semaines plus tôt. C’est le temps qu’il faut à notre esprit pour digérer les différentes composantes de l’événement en question pour ensuite les codifier en symboles qui nous seront resservis en rêve.

"Pour Freud, le rêve représente une sorte de satisfaction symbolique et déguisée des désirs refoulés du rêveur, une voie royale par laquelle l'inconscient arrive à s'exprimer." (Tavrism & Wade 1999, 150)


C’est l’ampleur de ce délai entre l’action et son traitement subconscient qui me laisse perplexe parce que je n’ai pas l’impression de ruminer outre mesure sur la question – ce que mon cerveau doit néanmoins faire dans l’intervalle.

Et lorsqu’au matin, je me souviens du contenu de mon rêve, je me mets à me demander ce qu’il peut bien vouloir dire. À la lumière de cette récurrence, je questionne l’importance même de l’épisode à sa source, allant parfois jusqu’à en amplifier sa signifiance. Cela n’a rien d’étonnant dans la mesure où l’être humain a besoin d’être cohérent et de sentir une progression logique de ses pensées, de ses attitudes et de ses actions. Au même titre qu’on réinterprète tous nos souvenirs en fonction de la personne que l’on est devenue (et cela sans même s’en rendre compte), notre désir de congruence nous pousse à chercher un sens univoque à nos, une ligne directrice entre les expériences du quotidien et les interprétations conscientes et subconscientes qu’on en fait.

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