mercredi, mai 28, 2008

Em et la difficulté de faire des choix

D'aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours eu de la misère à faire des choix. Dans le monde idéal, selon Em, on pourrait toujours tout faire, sans jamais avoir à choisir entre une activité et une autre, un met et un autre, une fréquentation et une autre. J'ai peine à réconcilier le caractère mutuellement exclusif de certaines choses dans la vie. Pourquoi ne puis-je tout simplement avoir 3 emplois, si chacun d'eux m'apporte quelque chose de différent, si j'apprends et me développe sur les plans individuel et professionnel?

Mais la vie n'est pas ainsi faite et tôt ou tard il faut choisir, se prononcer, prendre position. Et tout choix a quelque chose de déchirant dans l'optique où l'on laisse nécessairement quelque chose pour compte.

lundi, mai 26, 2008

La structure profonde de l'école

J'ai toujours aimé et continuerai d'aimer l'école.

Par contre, je me souviens de ce cours à McGill ou le professeur nous avait simplement démontré la fonction primaire de l'école et du système d'éducation en général. Plutôt que d'instruire les enfants et de leur permettre d'élargir leur horizons et de devenir des citoyens conscientisés, l'école a pour fonction première de semer les graines de la soumission au système. Par le biais d'un horaire bien établi (qui n'est pas sans rappeler le 9 à 5 futur) de règles (lever la main avant de parler, respecter l'autorité), d'attitudes encouragées (travailler en équipe, performer dans les évaluations, se démarquer des autres) et d'un système de classement et de récompenses (les notes, les méritas, les premiers de classe) les enfants, dès l'âge de 5 ans commencent à entrer dans le moule qui fera d'eux par la suite, de parfaits employés et de parfaits contribuables, dociles et faciles à gérer.

Bon...je ne dis pas que l'école n'a rien de bon. Mais il peut être intéressant d'envisager son impact sous l'angle de la conformité imposée. Je ne crois pas que le modèle scolaire soit modifiable du tout au tout, mais il pourrait être éclairant de se poser la question: comment pourrait-on envisager l'école autrement? Comment outiller les enfants efficacement? Comment leur permettre d'acquérir les bases fondamentales qui leur permettront de faire leur chemin dans la vie? Quelles sont ses bases fondamentales? Est-ce réellement ce qu'on retrouve actuellement dans les manuels scolaires. Peut-être en partie, mais je crois qu'il pourrait y avoir bien davantage.

vendredi, mai 23, 2008

Des jets et des voyageurs d'affaires

Il y a le monde normal et le monde de l'argent. Dans le monde normal, un individu se lève à 4:00 am pour attraper un vol à 6:45am à l'aéroport de Dorval, après avoir fait interminablement la queue au comptoir, aux douanes et à la sécurité. Il attend ensuite patiemment son vol, se ressoumet au contrôle avant de monter à bord et s'entasse dans l'appareil avec une centaine d'autres individus.

Dans le monde de l'argent, une voiture dépose l'individu à un FBO où une hôtesse l'accueille chaleureusement, lui propose un café et l'invite à s'asseoir confortablement dans le lounge en attendant que le jet privé qui le conduira à NY soit paré. Une fois les préparatifs terminés et l'expresso dégusté, l'individu sort sur la piste et grimpe dans l'appareil (après avoir foulé le tapis rouge) et s'installe confortablement dans un siège en cuir moelleux.

Le vol prend 1:30. Arrivée à NY où une voiture l'attend pour le conduire confortablement au centre-ville. Le chauffeur patientera jusqu'à la fin de meeting et le ramènera cordialement au FBO.

Ouf! Quelle vie

mercredi, mai 14, 2008

Besoin d'avoir mal à d'autres muscles


Je suis en pleine période de mue.

De nageuse, joggeuse, je me transforme en tennis girl cycliste.

Le train-train quotidien de mes sports du moment a fini par me gonfler et j’ai eu envie d’avoir mal ailleurs, de solliciter d’autres muscles, de voir d’autres paysages au gré de mes pérégrinations.

J’ai donc eu mon premier cours de tennis ce matin (mon avant-bras droit en tremble encore) et je me suis acheté un super vélo qui me permet de filer comme un bolide.

Comme le début de toute histoire d’amour, c’est présentement la lune de miel.

Longue vie au Lemond Tourmalet!

mardi, mai 13, 2008

On se compare, on se console...

Je lisais le blog des auteurs de Grey's Anatomy et l'une d'entre eux racontait une séance de psychothérapie qu'elle avait vécue durant sa jeune vingtaine et où la thérapeute lui avait déclaré qu'à cet âge, rare sont les individus qui ont à la fois une vie personnelle et une vie professionnelle épanouies, l'une prenant nécessairement le dessus sur l'autre.

Je serais curieuse de faire une grande enquête sociale à ce sujet pour déterminer quel pourcentage des jeunes peuvent affirmer être parfaitement comblés professionnellement et personnellement, si tôt dans leur vie. 

Il me semble que ça me rassurerait : )

jeudi, mai 08, 2008

L'importance de faire des choses qu'on aime

Travailler est la deuxième activité à laquelle l'être humain consacrera la plus grande partie de sa vie après dormir...Quand même!

D'où l'importance de choisir un métier, une profession ou une occupation qui sera à la hauteur de ses rêves et de ses ambitions. Pour avoir personnellement vécu une riche période d'essai-erreur professionnel dernièrement, j'ai pu apprécier l'importance de faire des choses qu'on aime, qui nous font grandir, faire des sauts de géant et en apprendre sur soi-même et les autres. 

Travailler pour vivre ou vivre pour travailler...ni l'un ni l'autre selon moi. La beauté de se consacrer passionnément à l'accomplissement de choses qui nous tiennent à coeur, prime sur tout le reste. J'ai commencé à réellement trouver ma voie et la route promet d'être longue et belle : )

mercredi, mai 07, 2008

Élasticité temporelle

Quelques fois les minutes s'étirent à l'infini et les heures n'en finissent pas de passer.
À d'autres moments, le temps file à une vitesse folle et on doit ouvrir grand les yeux pour s'assurer de ne rien manquer de et tout absorber.

J'ai parfois envie d'avoir le double de mon âge, d'être confortablement installée dans ma vie d'adulte avec ses certitudes et ses responsabilités. Ou encore le triple de mon âge pour avoir enfin vécu...

Et il arrivera un jour où je m'ennuierai de mes 24 ans, de leur splendeur et de leur sensations fortes, avec la nostalgie de belles histoires...

mardi, mai 06, 2008

Ma soeur disait...


Les larmes servent à exprimer les émotions qu'on n'est pas capable de nommer.

Une sage femme ma soeur!


samedi, mai 03, 2008

Totem de l'écureuil


Ceux qui me connaissent savent à quel point les écureuils me terrifient. En plus d'être des rats in a cuter outfit, ils sont particulièrement nombreux à fouler les pelouses verdoyantes de mon quartier. Il y a quelque chose dans leur mouvements brusques, dans leur regard fixe et dans leur petites griffes pointues qui leur permettent de se hisser aux arbres et aux murs qui me glace le sang.

Ceci étant dit, depuis quelques temps, un écureuil albinos - comme si ça ne suffisait pas d'être écureuil - a élu domicile dans l'arbre qui trône dans la cour de l'appart. Chaque fois que j'ouvre la porte donnant sur le balcon derrière, il est là. Je peux le voir, affairé à je ne sais quel grignotage incessant, son oeil unique - puisqu'il me présente toujours son profil - me scrute brièvement avant qu'il ne reconcentre toute son énergie sur sa tâche. 

Devant sa présence persistante et récurante, je me suis mis à me questionner sur sa symbolique dans ma vie. J'ai toujours apprécié le concept de totem amérindien (un animal mythique considéré comme l'ancêtre éponyme d'un clan et auquel on rend un culte) et je me suis dit que par une contorsion tordue du sort, l'écureuil se révélait peut-être être mon totem. 

Une histoire à suivre...


jeudi, mai 01, 2008

Synchronicité humaine

Je rencontre une personne dans le cadre d'un événement professionnel et ensuite, à deux ou trois reprises, je le croise au hasard en des endroits communs. Synchronicité humaine ou simple principe de la familiarité, il y a de fortes chances que mon intérêt pour cette personne croisse à mesure que nos chemins se croisent et se recroisent. 

Ça m'a rappelé cette intrigue du livre "Les rivières pourpres" où les dirigeants d'une université orchestraient les rencontres répétées entre des frêles génies et de puissants sportifs par le biais de places d'étude prédéterminées dans le but d'optimiser l'output génétique des descendants. Bien que cela puisse sembler machiavélique à prime abord, la seule chose qu'il faisait était d'asseoir un homme et une femme face à face, jour après jour, semaine, après semaine et la nature suivait la plupart du temps son cour...

Donc mon conseil à ceux qui cherchent désespérément le grand amour, choisissez n'importe qui, voyez-le souvent et le tour est joué...


mercredi, avril 30, 2008

Remettre au goût du jour des méthodes qui ont fait leurs preuves


Je parlais dernièrement avec un ami et nous en étions à faire l'éloge de nos grand-mères respectives (ma belle Mamie: ) qui sont d'une grande sagesse et très branchées sur la réalité d'aujourd'hui. On est tombé sur le sujet des sorties du vendredi soir et avons découvert que nos deux grands-mères ont rencontré nos deux grands-pères de la même manière, à la danse du vendredi soir. 

Mamie m'avait déjà expliqué le fonctionnement de ces soirées où les femmes prenaient place sur des chaises disposées tout autour de la salle et attendaient patiemment qu'un cavalier vienne les inviter à danser. Bon, c'est bien certain que ça place la femme dans un rôle plutôt passif, mais au moins, le code était clair, chacun savait ce qu'il avait à faire et la démonstration de son intérêt pour quelqu'un était non-équivoque puisqu'elle prenait la forme d'une invitation à fouler le plancher de danse conjointement. 

Quand on parle avec Mamie de nos sorties dans les bars et dans les clubs, je sens souvent sa perplexité face à nos danses individuelles, à l'atmosphère hyperbruyante qui ne permet pas grands échanges et à l'absence  d'expressions claires des intentions des uns à l'égard des autres. Et le plus paradoxal dans tout ça, c'est que malgré l'absence de code clair, le contact aujourd'hui se déroule souvent en vitesse grand "V", one-night sans conséquence et retour à la case départ. 

Je ne veux pas sonner conservatrice ou dépassée par ma propre génération mais force est d'admettre que les choses n'ont pas nécessairement changé pour le mieux. Alors avec mon ami, on s'est dit que si on arrivait à créer, l'équivalent moderne de la fameuse danse du vendredi soir de nos grands-mères, il y aurait non seulement de l'argent à faire mais on donnerait en plus un sérieux coup de main à nos semblables, en quête de partenaires dans un monde où rencontrer quelqu'un d'intéressant relève de la poursuite du St-Graal. 

lundi, avril 28, 2008

Pulsions créatrices

J'ai toujours aimé écrire mais dernièrement, ce simple plaisir s'est graduellement mis à prendre des airs de besoin. Certaines choses m'arrivent au quotidien ou j'entends des histoires et en rentrant à la maison, j'ai ce besoin criant de tout coucher sur papier. Ma mémoire qui a toujours été impressionnante est devenue méticuleuse dans ses précisions et dans ces nuances. Des phrases entières, des tons, des mises en scène complètes me reviennent avec une clarté épatante.

Est-ce l'auteur en moi qui s'éveille et affûte ses outils en vue de l'épopée littéraire à venir. J'espère : )

dimanche, avril 27, 2008

Je revenais de la piscine en marchant et je suis passée devant une cour dans laquelle, deux jeunes enfants - ils devaient avec 2 ans tout au plus - se disputaient un camion. Chaque enfant commençait à chigner à la perspective de perdre le jouet et finalement, un des deux petits à tiré plus fort et a gagné. L'autre s'est aussitôt mis à pleurer et à hurler de colère devant cette dépossession. Et tout en continuant de marcher et en écoutant les parents tenter vainement de rétablir la paix, je me suis dit que c'était une belle métaphore de la vie qui les attendait. C'est la première d'une longue série de confrontations où leur désir sera confronté à celui d'un autre et où le plus fort l'emportera. Nous avons beau être civilisé et vivre "paisiblement" encadrés par nos institutions et notre routine, la loi de la jungle continue à régner. Certes les face-à-face sont moins sanguinolant et ne se soldent pas par la mort d'un des opposants, mais confrontation demeure la même.

jeudi, avril 24, 2008

Statistique qui fait réfléchir...

90% des oiseaux sont monogames, chez les mammifères, il n’y a que 5% de monogamie.

mercredi, avril 23, 2008

Beau printemps

Je suis un être solaire. Depuis toujours, le printemps est ma saison de prédilection. Tout le monde se sent revivre quand l'hiver tire à sa fin, mais dans mon cas, le réveil se manifeste sous une foule de nuances savoureuses. Premièrement, c'est par le nez que je sens le changement du fond de l'air. Partout, ça sent la vie, la verdure qui se confirme, la grisaille qui disparaît et même le soleil, quand il se décide enfin à briller de tous ses feux a cette odeur particulière à la fois enveloppante et énergisante. Ensuite c'est par le derme. Le vent qui fait bouger les cheveux de mon cuir chevelu, les rayons de soleil sur mes joues et les pieds qu'on glisse sans chaussette dans ses chaussures.

Toutes ces sensations m'étourdissent et m'emplissent d'une énergie contagieuse.

mardi, avril 15, 2008

L'effet Bambi


Loin de moi l'idée de faire une fixation sur cet inoffensif personnage de Disney mais ailleurs dans une de mes lectures, je suis tombée sur l'explication de Desmond Morris sur ce phénomène qu'est l'effet Bambi.

"Le nourrisson, aussi bien chez l'homme que chez les mammifères, a les traits du visage disposés d'une certaine façon: un ovale arrondi, des yeux démesurément grands, un petit nez, une petite bouche) qui suscite immanquablement l'amour de ses géniteurs et au passage, de tous les adultes de son espèce."

J'avais aussi entendu quelque part que le succès des Mangas japonais provenait en partie du caractère très enfantin de tous les personnages aux grands yeux de biches et à l'air perpétuellement ahuri.

Il est toujours intéressant de voir à quel point la nature est bien faite, favorisant la survie de l'espèce par des tels stratagèmes émouvants.

dimanche, avril 13, 2008

"To do list" vs baisser sa garde

Il m'est arrivée récemment de faire deux choses paradoxales. D'un côté, je me rédige des "to do list" de choses que je compte accomplir dans ma vie parce que j'ai lu quelque part, que les items qu'on liste ainsi sur papier ont davantage de chance de se réaliser que s'ils demeurent à l'état nébuleux d'envies ou de rêves. Et de l'autre, j'ai remarqué que certains matins, où je suis moins en forme - que ce soit parce que je me remets d'un rhume, parce que j'ai bossé comme une dingue ou que j'ai trop fait la fête - peuvent être précurseur du début d’une journée étonnamment productive. Et ça m’a fait réfléchir à une théorie sur la puissance de la vulnérabilité.

Par les moments où l’on suscite l’indulgence par une vulnérabilité qu’une faiblesse passagère nous force à assumer, on éprouve paradoxalement une grande puissance. Un peu comme si, en ayant soi-même abaissé ses attentes, on arrivait très facilement à atteindre des niveaux insoupçonnés. À savoir si le niveau réel est véritablement plus haut ou si c’est l’abaissement des idéaux qui nous fait paraître anormalement performant, l’histoire ne le dit pas, mais la situation n’en est pas moins grisante.

Si se permettre d’échouer lamentablement ou de performer piètrement nous permettait au contraire de nous dépasser?

samedi, avril 12, 2008

Transmission de sagesse

Je travaille depuis toute jeune et j'ai donc été entourée de gens plus vieux que moi depuis le début de mon âge adulte. En les côtoyant chaque jour, j'observais leurs existences, je réfléchissais sur leur situation, je m'éduquais sur les marches à suivre et les erreurs à éviter. Je posais des questions, je soulevais des points, je cherchais à ce qu’on m’explique comment fonctionne tout ça, la vie, l’amour, le travail, les rêves, les ambitions, la réalité…Au fil des ans j’ai pris une foule de notes mentales et littérales pour tenter d’assembler le mode d’emploi de ma propre existence.

Et j’en arrive quelques fois à me demander si je ne devrais pas simplement tout foutre en l’air et me contenter de vivre. Est-ce que la sagesse se transmet? Ou est-ce que chaque vie humaine n’est érectile qu’à la condition qu’on trébuche à maintes reprises en l’érigeant?

J’adore entendre les histoires des autres et je chéris les conseils qui me sont offerts et les leçons que je peux tirer par personnes interposées. Mais si pour chaque parcelle de sagesse ainsi gagnée, je devais faire face à des situations d’un tout autre acabit devant lesquelles je serais aussi démunie qu’un nourrisson, aurais-je réellement gagné au change? Tirant rapidement profits des apprentissages standards pour mieux me retrouver dans des situations rocambolesques.

vendredi, avril 11, 2008

Assister à l'émergence


Une amie m'a invitée à aller voir un spectacle dont la première partie était assurée par une jeune chanteuse autour de laquelle il y a en ce moment tout un buzz. N'étant pas très connectée à l'univers de la musique (surtout quand je me compare à mon amie), je me suis pointée sur St-Hubert, à cette petite salle, Zoobizarre, pour découvrir une voix particulière dans une ambiance propice à l’émergence. Escalier sombre, anti-chambre minuscule qui donne accès à une salle compacte qui était hier très densément remplie. Le plafond et les murs sont recouverts de pierres ce qui donne à l’endroit une apparence de grotte, rajoutez à cela l’éclairage tamisé et la proximité de la scène (on es pratiquement yeux dans les yeux avec les artistes) et vous avez tous les ingrédients pour que la clientèle se sente vraiment trendy : )

Cœur de pirate, donc, qui était a chanteuse de Bonjour Brumaire et qui a signé avec Grosse Boîte (la maison de Malajube et Tricot Machine) se produisait sur scène en solo pour la première fois hier. Étaient sur place, plusieurs fers de lance de l’industrie (d’après mon amie qui tente de m’inculquer les bases à travers tout ça) et je me suis prise à apprécier la beauté du moment. C’est chouette d’être présent aux balbutiements et d’assister à l’émergence. D’une certaine façon, ma présence à ce spectacle d’hier m’a transformé en ambassadrice. Je porterai attention à ses pièces qui envahiront bientôt les ondes, je surveillerai la sortie de son album, je porterai attention à ses dates de spectacles et j’en parlerai à mes amis et j’en ferai même un post sur mon blog.

Pour écouter quelques extraits, visitez son Myspace:
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=163154177

mercredi, avril 09, 2008

Évolutionnisme technologique


J'ai finalement tenu dans mes bras hier, mon nouveau bébé, un MacBook Air de Apple. Avant de pouvoir concrétiser mon projet, j'ai fait face à plusieurs commentaires et opinion sur ledit ordinateur. Trop épuré. Pas assez "gearé". Fragile. Pas pratique. Plus paraître qu'être...

Pendant quelques instants, j'ai failli me laisser convaincre et opter pour un MacBook standard qui m'aurait procuré vitesse supérieure et mémoire vive accrue en plus d'intégrer un lecteur/brûleur de DC et DVD...Mais je me suis finalement ressaisie. Ce qui m'avait attiré vers ce laptop en premier lieu, c'était son côté innovateur et avant-gardiste. Aucun lecteur mais une capacité à lire le contenu de DC et de DVD inséré dans les ordinateurs qui l'entourent. Pas de prise de connexion réseau puisqu'on s'enligne vers un monde de plus en plus wireless. Un poids plume et une épaisseur si négligeable qu'il peut devenir un passager régulier de n'importe quel sac à mains : )

Mon background en anthropologie me fait envisager ce tournage technologique d'un point de vue évolutionniste. Les disquettes sont disparues. Les VHS aussi. Et les cassettes audio. On assiste au fil du temps à un évolutionnisme technologique à la tête duquel quelques compagnies visionnaires proposent des innovations qu'elles croient susceptibles d'améliorer la vie des gens. Dès leur lancement, ces technologies suscitent de grands débats et ce n'est que le temps qui nous dira qui de l'innovation ou des septiques l'emportera.

vendredi, avril 04, 2008

Neige :1 / Jogger: 0


4 avril et il tombe encore de gros flocons mouillés (je fais dans l'euphémisme pour mon public rated-G parce que les mots que j'emploie dans ma tête sont beaucoup moins sympa). Dans une envie irrésistible de rétorquer bien vainement à mère nature, j'ai enfilé mes running, un coupe-vent, des lunettes pour me protéger de l'agressivité de la neige qui tombait si dru et je suis partie sillonner les rues de la ville au petit trot...Mauvaise idée. La prémisse de départ était pourtant intéressante, faire un pied-de-nez aux conditionnements métrologiques et m'adonner à mes activités comme si c'était réellement le printemps. C'était sans compter le vent, les flocons qui givraient et buaient mes lunettes au point que j'ai du renoncer à les porter et à cligner des yeux pour le reste du parcours. Encore chanceux que je n'avais pas mis de mascara aujourd'hui sinon j'aurais semblé sortir tout droit d'un film d'horreur avec mon dessus de crâne enneigé et englaçonné et mes yeux dégoulinants... Je n'avais jamais été aussi trempée et je suis une adepte de la course sous la neige et sous la pluie qui en a vu bien d'autre..La neige du printemps a une propriété aquatique phénoménale un peu comme si chaque flocons qui touchait le sol devenait une petite marre de sloche à lui tout seul. À la quantité qui est tombée aujourd'hui, on imagine facilement le résultat. Amenez-nous des canards!

Tout ça pour dire qu'en m'entêtant à finir ma course, j'ai songé à notre impuissance face à la nature, si puissamment illustré ici. Même si tout le monde est écoeuré, même si ça pourrait donner un résultat référendaire unanime si on faisait une question sur l'arrêt de la neige, même si on hurle ou si on envoie des plaintes...ça nous dépasse. On a tellement l'habitude de pouvoir tout contrôler, d'arriver grâce à nos contacts ou à nos moyens à contourner les désagréments les plus courants, face à une tempête, tous les hommes sont égaux. Les badauds marchent têtes baissées et les automobilistes aspergent sans considération les pauvres piétons qui ont déjà les bas complètement imbibés.

Ô comme l'été semble paradisiaque vu d'ici.

mercredi, avril 02, 2008

MEKTOUB -"c'est écrit"

J'avais déjà parlé de ses jours où tout est tout simplement merveilleux. J'avais proposé la raison de l'axe d'inclinaison de la terre, qui, en ces journées, était parfaitement au diapason avec ma personne. Aujourd'hui c'était une journée comme ça. Malgré le vent, malgré le froid, malgré la neige qui tarde à fondre. Tout semblait si juste. J'avais raison d'être partout, je disais les bonnes choses, regardais les bonnes personnes, posais les bons gestes. Sensation sublime. Impression que tout est possible. Envies.

lundi, mars 31, 2008

BVI


Le bleu est bleu
Le vert est vert
Partout autour
La pureté de l'air

dimanche, mars 30, 2008

L'importance de changer de décor

Je me souviens avoir lu quelque part, qu'il faut changer de temps en temps d’endroits où dormir, ça rend nos rêves plus intéressants. J'aime bien l'idée et je me dis que ça s'applique à plusieurs autres aspects de nos vies. Changer de cadre est souvent salutaire. L'être humain étant de nature, un animal routinier, il convient de sciemment mettre à l’épreuve sa faculté d’adaptation, en le forçant à sortir de ses patterns si réconfortants. Je nage 2-3 fois par semaine et CEPSUM et je me force à utiliser un casier différent à chaque fois. Et quand je dis je me force, c’est pas à la blague, si je ne faisais pas attention, je serais toujours à la même case, même si ça ne change absolument rien à mon expérience.

Je me force aussi à prendre toujours des mets différents quand je retourne dans des restaurants, à m’asseoir ailleurs dans l’autobus, à aller travailler dans des cafés pour me sortir de mon bureau, à changer de couleurs d’encre dans mes plumes, à m’asseoir à une place différente à chaque cours, à emprunter de nouvelles rues sur mon parcours de jogging.

Est-ce que je m’entête inutilement à faire régner ce perpétuel mouvement dans ma vie? Peut-être…

vendredi, mars 28, 2008

Mise en scène, appréciation morcelée et appréciation globale

J'ai eu une fin de semaine très théâtrale. Et quand je dis ça, je ne parle pas de ma propre vie bien que j'aie conscience que je flirte plus souvent qu'à mon tour avec la dramaturgie, les grandes envolées lyriques et les coups de théâtre. Je suis allée voir deux pièces: "Sacré Coeur" et "Blasted", respectivement à l'Espace libre et à l'Usine C.

La première était délicieuse. Sérieuse, mi-rieuse, songeuse et oseuse. La scénographie avec les rideaux sur rails qui permettaient de modifier les aires de jeux, les lumières rouges, les capsules vidéos du Dr. Zoubris avec la "finitude", l'éros et le thanatos (figurines sur patins). Luc Picard, Jacques l'Heureux, Muriel Dutil et Alexis Martin étaient excellents. Bien dosé, ce récit est tout droit sorti de la plume d'un urgentologue et il est dit que 97% des situations qui sont relatées dans la pièce ont réellement été vécues. C’était à la fois léger et dénonciateur et donc plutôt accessible. C’est rafraîchissant de voir un tel sujet abordé sur les planches.

Deuxième pièce de laquelle je sors à peine. Ouf! Beaucoup plus difficile à regarder. Les acteurs étaient géniaux. La mise en scène superbe. Mais le propos…quelle violence. Viols, sang, meurtres, guerres, violence gratuite, récits gores, hurlements, torture et la liste peut continuer ainsi longtemps sans que ne soit jamais offerte d’échappatoire. Le spectateur assiste à l’enchaînement des scènes, glacé d’effroi, tendu, dégoûté, défaillant et le rideau tombe (expression puisqu’il n’y avait pas de rideau à l’usine C) sans qu’aucun espoir n’ait pu faire son chemin. L’homme est un loup pour l’homme. On entend souvent ces récits de guerre, où les êtres humains finissent par devenir des monstres mais d’assister à une démonstration A + B = C m’a secoué plus que je n’aurais pensé. S’il y a la guerre un jour, je m’enfuie ou je m’enlève la vie…jamais je ne pourrais supporter le 1/20 de ce que subissent les pauvres gens qui ont le malheur de croiser la route de soldats fous – et dans un contexte de guerre, peut-on réellement être soldat, sans y laisser sa raison?

jeudi, mars 27, 2008

Relativisme morale

En anthropologie, on apprend vite à réduire nos biais ethnocentriques - les préjugés qui font en sorte qu'on évalue tout autre culture en fonction de la sienne, en partant du principe qu'elle leur est supérieure - en appliquant un relativisme scientifique. Ce relativisme nous incite à évaluer tout comportement ou toute situation en tenant compte de son contexte culturel. Bêtement résumé le relativisme revient à ne juger chaque culture que d'après ses propres règles, empêchant par le fait même toute comparaison, puisqu'aucune culture ne fonctionnent similairement. Tout comme les stéréotypes et les préjugés, le relativisme, bien que se retrouvant au pôle opposé du spectre, aboutit à un cul de sac. Doit-on accepter l'excision sous prétexte que dans une culture donnée, cela fait partie des règles? Comment trace-t-on alors la ligne entre le relativisme et le gros bon sens humanisme. Placer l’être humain et son intégrité au dessus de tout peut sembler une piste de solution mais il faut admettre que cette vision est davantage occidentale et que bien des cultures hésiteraient à mettre la vie humain sur un piédestal…

Si on fait le parallèle maintenant avec nos vies personnelles. Si, comme il existe des cultures régies par certaines règles et cohabitant côte-à-côte, nos existences respectives étaient aussi régies par des règles qui leur sont propres, peut-on spontanément appliquer ce relativisme? Le biais ethnocentrique ou egocentrique dans ce cas s’applique tout aussi bien puisque chacun a l’impression que sa façon de faire et de vivre est mieux que celle des autres (question de congruence et de réduction de la dissonance cognitive). Arrive-t-on à simplement vivre avec les autres s’ils voient les choses autrement? Ou en vient-on à rechercher la compagnie de gens qui pensent comme nous et nous confortent?

lundi, mars 24, 2008

Dissection de l'existence humaine

L'être humain met en moyenne 7 minutes à s'endormir. Ça fait deux fois en moins d'un mois que je tombe sur cette information et ça m'a donné envie d'en chercher d'autres du même acabit.

Un canadien typique occupe ainsi sa journée:

7.8 heures à accomplir des taches pour lesquelles il est rémunéré
0.6 heures à s'instruire
3.6 heures à accomplir des taches non-rémunérées (comme tout ce qui a trait à la routine domestique: repas, ménage, lavage, courses)
8.1 heures à dormir
1.1 heures à manger
2.7 heures devant la télévision
0.4 heure à lire (revues, journaux, magazines)
1.0 heure à faire une activité sportive

source: http://www40.statcan.ca/l01/cst01/famil36a.htm

J'ai toujours été davantage portée vers les lettres. Les chiffres me semblent trop homogénéisants. Voilà la vie humaine résumée à 8 activité, répétitives et redondantes autant dans les proportions du temps consacré que dans la séquence.

À l'intérieur de ce cadre si universel, peut-on réellement exister différemment? J'aimerais écrire les récits de gens dont le quotidien est complètement décousu, bric-à-brac et off-beat. Je serais curieuse de ce que je pourrais y trouver.

dimanche, mars 23, 2008

Quand tout le monde semble aller quelque part

Aujourd'hui c'était un jour comme ça. Une journée où chacun semble aller quelque part. Les grands congés fériés et les fêtes "traditionnelles" semblent avoir cet effet de mettre les gens en action. Des brunchs, des lunchs, des soupers. De la parenté, des amis, des connaissances. Tout le monde se met en branle. L'ensemble des gens qui m'entourent s'active et je perçois dans la simultanéité des déplacements comme un effet collectif de déplacement d'air.

Ce qui peut sembler, à prime abord, seulement aérien est en fait la représentation de nos co-existences qui se déroulent en parallèle, avec des différences et des similitudes. Et dont les imperceptibles frôlements créent des courants d'air qui nous renvoient l'image de notre existence, à travers celles des autres.

Complexité relationnelle actuelle

Avec Facebook, on arrive à avoir un aperçu en temps réel de l'évolution de la vie personnelle des gens qu'on connaît de près ou de loin. Par avoir vu plusieurs personnes de mon entourage passer tour à tour du statut de "single" à "in a relationship" et vice-versa, ce qui m'a le plus surpris c'est la récurrence des statuts très post-modernes tel "it's complicated" et "in an open relationship". Je n'étais pas sans savoir que les relations interpersonnelles étaient aujourd'hui plus floues et mouvantes que jamais dans leur réalité vécue, mais là on tombe carrément dans une représentation très assumée de la complexité relationnelle. Si les gens se mettent à vivre de telles relations et à s'en "vanter" ouvertement, est-ce signe que nous continuerons tous dans cette voie? Et si c'est le cas, où cela nous mènera-t-il? J'ai l'impression que tout le monde est devenu à ce point égoïste et narcissique, que les seules relations durables et satisfaisantes que l'on peut envisager sont celles que l'on entretient avec nous-mêmes. Tout ce qui sort de ce cadre demandant trop d'efforts...Efforts que nous sommes de moins en moins prêts à faire.

jeudi, mars 20, 2008

Ces gens qui ont un impact sur nos vies

Je repense à des profs, à des parents d'amis, à des connaissances, à des gens rencontrés l'espace d'une soirée ou à des amis de longue date qui, à un moment donné, posent sur nous un certain regard, émettent une recommandation, énoncent une banalité dont l’impact sur notre existence sera inversement proportionnel au cérémoniel de la situation.

Est-ce avec le recul que nous arrivons à identifier les moments charnières qui font dévier invariablement le cours de notre existence ou est-il possible de percevoir à l’instant même où cela se produit, l’infime vibration qui se réverbéra ensuite sur plusieurs années notre vie?

mardi, mars 18, 2008

More than a "I guess you'll do"


http://view.break.com/471776 - Watch more free videos

Ce clip est fait avec une simplicité désarmante et le propos est servi avec un ton si "matter of fact" qu'on a l'impression d'assister à un documentaire sur l'espèce humaine et ses interactions les plus communes.

Est-ce que ce genre de dénonciation mène quelque part. Est-ce que les individus, en visionnant ce vidéo, se mettront soudainement à vouloir faire les choses autrement? Je ne crois pas. Mais l'exercice est rigolo et il a le mérite d'être d'une franchise exempte de toute fioritures.

Je continue à croire qu'il y a plus...Reste plus qu'à le trouver : )

dimanche, mars 16, 2008

Envie de grands moments littéraires

D'aussi longtemps que je me souvienne, on m’avait prédit un avenir de grande lectrice. Première enfant de toutes mes familles, j’ai reçu en cadeau, en lègue ou en don plusieurs types de livres et de romans depuis ma plus tendre enfance et ce qui semblait aller de soi est rapidement devenu une précieuse passion. Je me souviens d’ailleurs d’un enregistrement de moi à l’âge de 4 ans, faisant la lecture très formellement et à l’oreille, du livre du « Vilain petit canard » qui se cognait durement la tête contre le canard en bois… Avant même de savoir lire, je raffolais des histoires et des récits.

Au fil des ans, j’ai exploré plusieurs styles, j’ai eu des amis qui m’ont fait découvrir des auteurs fabuleux, des professeurs qui ont levé le voile sur tout ce qu’on pouvait entrevoir entre les lignes d’un texte et des coups de cœur spontanés pour des ouvrages aux couvertures inspirantes qui m’ont profondément marquée. Je dis souvent à la blague, que ce qui me permet de me sentir chez moi, lors d’un récent aménagement, c’est de voir tous mes livres confortablement installés sur les bibliothèques. Ils ont à ce point structuré ma vie, que leurs couvertures renferment bien plus que des histoires, comme en témoignent les innombrables réflexions laissées en marge et qui me rappellent mes états d’âme et mes questionnements. Les livres que j’ai aimé me suivent encore aujourd’hui et il arrive souvent que surgissent dans mon esprit, des extraits et des passages opportuns et je souris toute seule, de ses fugaces bonheurs littéraires.

En ce moment, je suis dû pour commencer un bon roman, un livre marquant et juste à point. Ma vie est rythmée par mes découvertes et mes attirances qui me mènent toujours vers le bon auteur, le bon point de vue, le sujet d’à propos au moment où j’en ai besoin. Dès que je mets la main dessus, je vous partage le titre, parce que les bons livres font les meilleures épidémies : )