J'ai finalement reçu ma lettre officielle faisait état de mon acceptation tout aussi officielle au sein du programme de maîtrise en anthropologie. Bonheur, mais aussi petite déception. Où est la fanfare? Où sont les trompettes? Pourquoi ai-je l'impression que mon admission n'est qu'une vague procédure administrative?
Il y a bien une petite partie de moi qui se dit qu'on doit savoir avoir la force de souligner comme il se doit nos petites victoires personnelles sans attendre des autres ni célébration, ni grands discours...mais c'est plus fort que moi. J'aurais voulu une lettre plus personnalisée qui m'aurait donné la véritable impression que mon dossier avait été apprécié pour le travail qui y fut investi et pour la passion qui m'habite au point de me donner envie de continuer d'étudier au-delà des normes. J'aurais souhaité un 5 à 7 des nouvellement admis, un petit discours (à la Brébeuf, "vous êtes l'élite de demain!" - bon c'est vrai que ça fait un peu troisième Reich, mais vu la somme de travail à investir dans les études supérieures, je trouve que ça le vaut bien), une admission dans un club privilégié réservé aux étudiants des É.S. Mais rien de tout ça. Une petite lettre bien triste et toute banale m'est parvenue dans une enveloppe #10. Le ton est protocolaire et le propos semble avoir été 1000 fois répété à tout autant d’étudiants qui ont pourtant des parcours académiques et des visées bien différents.
À une époque où les compagnies privées se donne la peine de rejoindre leurs consommateurs de la manière la plus personnalisée possible, où les communicateurs savent ce que nous allons vouloir avant même que le désir n'atteignent notre conscience, comment se fait-il que le recrutement universitaire ne bénéficie d'aucune façon de toutes ces percées communicationnelles?
Je me prends à rêver d'une université humaine. Qui accueille ses étudiants à bras ouverts. Qui s'intéresse suffisamment à leur projet de recherche pour l'aborder précisément dans la lettre d'admission. Un parcours d'études supérieures basé sur la proximité, l'échange humain, la coopération et l'échange. Là où les lieux de discussions se multiplient et où les rouages administratifs perdent leur propension à ressembler à cette épreuve infernale des 12 travaux d’Astérix.
C’est un dossier à suivre…
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