lundi, mars 20, 2006

Les petits plaisirs de la danse classique


Pour donner suite à une idée un peu folle, j'ai décidé de m'inscrire à des cours de ballet et question de se donner un peu plus confiance et de briser la glace, j'ai invité ma cousine à se joindre à moi.

À première vue, le Conservatoire de Danse de Montréal "fitait" parfaitement avec notre prototype de l'école de danse, troisième étage d’un vieil édifice en briques de type manufacture avec de grandes fenêtres à petits carreaux. On monte l’escalier et on entend la musique. Par la fenêtre, on voit des petites sautiller en suivant le rythme et tout de suite, on sent l’excitation monter. Ça va être chouette, y a aucun doute. On se change rapidement, malgré notre réticence à afficher bien peu subtilement notre noviciat par l’absence de l’attirail de la parfaite ballerine. Plutôt qu’un Léotard, des collants et des chaussons, on se pointe dans la classe avec nos habits de fortune (pantalons, t-shirt, petits bas), se promettant de remédier à la situation d’ici le premier cours. Il faut dire que ma cousine et moi, on se ressemble pour ce genre de choses, si on commence quelque chose, il faut être équipé de pied en cape pour l’occasion. Ce n’est aucunement rationnel, disons plutôt viscéral. Quoi qu’il en soit, on a déjà planifié notre visite prochaine à la boutique :o)

La classe nous a complètement charmées, avec ses deux murs fenêtrés, son parquet vieilli, son mur couvert de miroirs, ses barres et son plafond couvert de petites lattes peintes.

Bien que la moitié des participants n’étaient pas « débutants », donnant ainsi l’impression de s’emmerder en plus de nous faire passer pour encore plus débutant que nous l’étions vraiment, cette première expérience fut un vif succès. Malgré nos premières difficultés à compter les temps et à coordonner nos mouvements (il était question de musique qui ne fitait pas avec le tempo selon ma cousine :o) on a finit par suivre le rythme et y prendre un plaisir fou.

Les cours de ballet sont donc une histoire à suivre. Je me réjouis d’avoir finalement posé le geste pour transformer ce désir un peu fou en réalité. Peut-être qu’en continuant dans cette lancée, je prendrai, dans les années à venir des cours de peinture, de tricot, de broderie, de couture, de Russe, de Latin, de photographie...C’est important d’avoir des listes de projets. C’est prouvé que ceux qui font ce genre de listes de choses à accomplir au courant de leur existence finissent plus riches et plus heureux (ça c’est le plus important) que les autres.

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