jeudi, mars 23, 2006

La fin ratée de poussins dans l'oeuf

J’ai souvent, bien malgré moi, fait de la peine à des gens qui étaient très proches de moi. Pour avoir passé du temps avec eux, pour les avoir compris, pour les avoir aidé, pour avoir flirté avec la limite entre la camaraderie et l’ambiguïté, j’ai fini par les blesser. Plus que je ne les ai aidés en bout de ligne. J’ai tout fait pour qu’ils m’aiment (même si je n’avais pas vraiment conscience de l’aspect séduction de la chose) parce que je ne croyais pas que c’était si facile. Dès que leurs sentiments ont fait surface, les miens s’étaient déjà évaporés puisqu’ils n’avaient jamais étés autre chose qu’un mirage servant à piquer l’intérêt. En même temps, je me suis prise à mon propre jeu, allant jusqu’à me faire croire que je ressentais ce que je ne ressentais pas. Je me disais que je n’avais pas pu agir ainsi (parce qu’en bout de ligne, je voyais bien ce que ça donnait) si je ne ressentais rien pour eux, et je me lançais souvent dans une ébauche de relation qui finissait invariablement en queue de poisson. Certains ont même tenté plus d’une fois le coup, malgré ma propension girouette à revenir sur mes paroles et mes engagements. Cela les a laissés cyniques et amers et j’ai donc fait une pierre, deux coups (de poing) en blessant et perdant des êtres auxquels j’étais pourtant attachée.

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