mercredi, avril 30, 2008

Remettre au goût du jour des méthodes qui ont fait leurs preuves


Je parlais dernièrement avec un ami et nous en étions à faire l'éloge de nos grand-mères respectives (ma belle Mamie: ) qui sont d'une grande sagesse et très branchées sur la réalité d'aujourd'hui. On est tombé sur le sujet des sorties du vendredi soir et avons découvert que nos deux grands-mères ont rencontré nos deux grands-pères de la même manière, à la danse du vendredi soir. 

Mamie m'avait déjà expliqué le fonctionnement de ces soirées où les femmes prenaient place sur des chaises disposées tout autour de la salle et attendaient patiemment qu'un cavalier vienne les inviter à danser. Bon, c'est bien certain que ça place la femme dans un rôle plutôt passif, mais au moins, le code était clair, chacun savait ce qu'il avait à faire et la démonstration de son intérêt pour quelqu'un était non-équivoque puisqu'elle prenait la forme d'une invitation à fouler le plancher de danse conjointement. 

Quand on parle avec Mamie de nos sorties dans les bars et dans les clubs, je sens souvent sa perplexité face à nos danses individuelles, à l'atmosphère hyperbruyante qui ne permet pas grands échanges et à l'absence  d'expressions claires des intentions des uns à l'égard des autres. Et le plus paradoxal dans tout ça, c'est que malgré l'absence de code clair, le contact aujourd'hui se déroule souvent en vitesse grand "V", one-night sans conséquence et retour à la case départ. 

Je ne veux pas sonner conservatrice ou dépassée par ma propre génération mais force est d'admettre que les choses n'ont pas nécessairement changé pour le mieux. Alors avec mon ami, on s'est dit que si on arrivait à créer, l'équivalent moderne de la fameuse danse du vendredi soir de nos grands-mères, il y aurait non seulement de l'argent à faire mais on donnerait en plus un sérieux coup de main à nos semblables, en quête de partenaires dans un monde où rencontrer quelqu'un d'intéressant relève de la poursuite du St-Graal. 

lundi, avril 28, 2008

Pulsions créatrices

J'ai toujours aimé écrire mais dernièrement, ce simple plaisir s'est graduellement mis à prendre des airs de besoin. Certaines choses m'arrivent au quotidien ou j'entends des histoires et en rentrant à la maison, j'ai ce besoin criant de tout coucher sur papier. Ma mémoire qui a toujours été impressionnante est devenue méticuleuse dans ses précisions et dans ces nuances. Des phrases entières, des tons, des mises en scène complètes me reviennent avec une clarté épatante.

Est-ce l'auteur en moi qui s'éveille et affûte ses outils en vue de l'épopée littéraire à venir. J'espère : )

dimanche, avril 27, 2008

Je revenais de la piscine en marchant et je suis passée devant une cour dans laquelle, deux jeunes enfants - ils devaient avec 2 ans tout au plus - se disputaient un camion. Chaque enfant commençait à chigner à la perspective de perdre le jouet et finalement, un des deux petits à tiré plus fort et a gagné. L'autre s'est aussitôt mis à pleurer et à hurler de colère devant cette dépossession. Et tout en continuant de marcher et en écoutant les parents tenter vainement de rétablir la paix, je me suis dit que c'était une belle métaphore de la vie qui les attendait. C'est la première d'une longue série de confrontations où leur désir sera confronté à celui d'un autre et où le plus fort l'emportera. Nous avons beau être civilisé et vivre "paisiblement" encadrés par nos institutions et notre routine, la loi de la jungle continue à régner. Certes les face-à-face sont moins sanguinolant et ne se soldent pas par la mort d'un des opposants, mais confrontation demeure la même.

jeudi, avril 24, 2008

Statistique qui fait réfléchir...

90% des oiseaux sont monogames, chez les mammifères, il n’y a que 5% de monogamie.

mercredi, avril 23, 2008

Beau printemps

Je suis un être solaire. Depuis toujours, le printemps est ma saison de prédilection. Tout le monde se sent revivre quand l'hiver tire à sa fin, mais dans mon cas, le réveil se manifeste sous une foule de nuances savoureuses. Premièrement, c'est par le nez que je sens le changement du fond de l'air. Partout, ça sent la vie, la verdure qui se confirme, la grisaille qui disparaît et même le soleil, quand il se décide enfin à briller de tous ses feux a cette odeur particulière à la fois enveloppante et énergisante. Ensuite c'est par le derme. Le vent qui fait bouger les cheveux de mon cuir chevelu, les rayons de soleil sur mes joues et les pieds qu'on glisse sans chaussette dans ses chaussures.

Toutes ces sensations m'étourdissent et m'emplissent d'une énergie contagieuse.

mardi, avril 15, 2008

L'effet Bambi


Loin de moi l'idée de faire une fixation sur cet inoffensif personnage de Disney mais ailleurs dans une de mes lectures, je suis tombée sur l'explication de Desmond Morris sur ce phénomène qu'est l'effet Bambi.

"Le nourrisson, aussi bien chez l'homme que chez les mammifères, a les traits du visage disposés d'une certaine façon: un ovale arrondi, des yeux démesurément grands, un petit nez, une petite bouche) qui suscite immanquablement l'amour de ses géniteurs et au passage, de tous les adultes de son espèce."

J'avais aussi entendu quelque part que le succès des Mangas japonais provenait en partie du caractère très enfantin de tous les personnages aux grands yeux de biches et à l'air perpétuellement ahuri.

Il est toujours intéressant de voir à quel point la nature est bien faite, favorisant la survie de l'espèce par des tels stratagèmes émouvants.

dimanche, avril 13, 2008

"To do list" vs baisser sa garde

Il m'est arrivée récemment de faire deux choses paradoxales. D'un côté, je me rédige des "to do list" de choses que je compte accomplir dans ma vie parce que j'ai lu quelque part, que les items qu'on liste ainsi sur papier ont davantage de chance de se réaliser que s'ils demeurent à l'état nébuleux d'envies ou de rêves. Et de l'autre, j'ai remarqué que certains matins, où je suis moins en forme - que ce soit parce que je me remets d'un rhume, parce que j'ai bossé comme une dingue ou que j'ai trop fait la fête - peuvent être précurseur du début d’une journée étonnamment productive. Et ça m’a fait réfléchir à une théorie sur la puissance de la vulnérabilité.

Par les moments où l’on suscite l’indulgence par une vulnérabilité qu’une faiblesse passagère nous force à assumer, on éprouve paradoxalement une grande puissance. Un peu comme si, en ayant soi-même abaissé ses attentes, on arrivait très facilement à atteindre des niveaux insoupçonnés. À savoir si le niveau réel est véritablement plus haut ou si c’est l’abaissement des idéaux qui nous fait paraître anormalement performant, l’histoire ne le dit pas, mais la situation n’en est pas moins grisante.

Si se permettre d’échouer lamentablement ou de performer piètrement nous permettait au contraire de nous dépasser?

samedi, avril 12, 2008

Transmission de sagesse

Je travaille depuis toute jeune et j'ai donc été entourée de gens plus vieux que moi depuis le début de mon âge adulte. En les côtoyant chaque jour, j'observais leurs existences, je réfléchissais sur leur situation, je m'éduquais sur les marches à suivre et les erreurs à éviter. Je posais des questions, je soulevais des points, je cherchais à ce qu’on m’explique comment fonctionne tout ça, la vie, l’amour, le travail, les rêves, les ambitions, la réalité…Au fil des ans j’ai pris une foule de notes mentales et littérales pour tenter d’assembler le mode d’emploi de ma propre existence.

Et j’en arrive quelques fois à me demander si je ne devrais pas simplement tout foutre en l’air et me contenter de vivre. Est-ce que la sagesse se transmet? Ou est-ce que chaque vie humaine n’est érectile qu’à la condition qu’on trébuche à maintes reprises en l’érigeant?

J’adore entendre les histoires des autres et je chéris les conseils qui me sont offerts et les leçons que je peux tirer par personnes interposées. Mais si pour chaque parcelle de sagesse ainsi gagnée, je devais faire face à des situations d’un tout autre acabit devant lesquelles je serais aussi démunie qu’un nourrisson, aurais-je réellement gagné au change? Tirant rapidement profits des apprentissages standards pour mieux me retrouver dans des situations rocambolesques.

vendredi, avril 11, 2008

Assister à l'émergence


Une amie m'a invitée à aller voir un spectacle dont la première partie était assurée par une jeune chanteuse autour de laquelle il y a en ce moment tout un buzz. N'étant pas très connectée à l'univers de la musique (surtout quand je me compare à mon amie), je me suis pointée sur St-Hubert, à cette petite salle, Zoobizarre, pour découvrir une voix particulière dans une ambiance propice à l’émergence. Escalier sombre, anti-chambre minuscule qui donne accès à une salle compacte qui était hier très densément remplie. Le plafond et les murs sont recouverts de pierres ce qui donne à l’endroit une apparence de grotte, rajoutez à cela l’éclairage tamisé et la proximité de la scène (on es pratiquement yeux dans les yeux avec les artistes) et vous avez tous les ingrédients pour que la clientèle se sente vraiment trendy : )

Cœur de pirate, donc, qui était a chanteuse de Bonjour Brumaire et qui a signé avec Grosse Boîte (la maison de Malajube et Tricot Machine) se produisait sur scène en solo pour la première fois hier. Étaient sur place, plusieurs fers de lance de l’industrie (d’après mon amie qui tente de m’inculquer les bases à travers tout ça) et je me suis prise à apprécier la beauté du moment. C’est chouette d’être présent aux balbutiements et d’assister à l’émergence. D’une certaine façon, ma présence à ce spectacle d’hier m’a transformé en ambassadrice. Je porterai attention à ses pièces qui envahiront bientôt les ondes, je surveillerai la sortie de son album, je porterai attention à ses dates de spectacles et j’en parlerai à mes amis et j’en ferai même un post sur mon blog.

Pour écouter quelques extraits, visitez son Myspace:
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=163154177

mercredi, avril 09, 2008

Évolutionnisme technologique


J'ai finalement tenu dans mes bras hier, mon nouveau bébé, un MacBook Air de Apple. Avant de pouvoir concrétiser mon projet, j'ai fait face à plusieurs commentaires et opinion sur ledit ordinateur. Trop épuré. Pas assez "gearé". Fragile. Pas pratique. Plus paraître qu'être...

Pendant quelques instants, j'ai failli me laisser convaincre et opter pour un MacBook standard qui m'aurait procuré vitesse supérieure et mémoire vive accrue en plus d'intégrer un lecteur/brûleur de DC et DVD...Mais je me suis finalement ressaisie. Ce qui m'avait attiré vers ce laptop en premier lieu, c'était son côté innovateur et avant-gardiste. Aucun lecteur mais une capacité à lire le contenu de DC et de DVD inséré dans les ordinateurs qui l'entourent. Pas de prise de connexion réseau puisqu'on s'enligne vers un monde de plus en plus wireless. Un poids plume et une épaisseur si négligeable qu'il peut devenir un passager régulier de n'importe quel sac à mains : )

Mon background en anthropologie me fait envisager ce tournage technologique d'un point de vue évolutionniste. Les disquettes sont disparues. Les VHS aussi. Et les cassettes audio. On assiste au fil du temps à un évolutionnisme technologique à la tête duquel quelques compagnies visionnaires proposent des innovations qu'elles croient susceptibles d'améliorer la vie des gens. Dès leur lancement, ces technologies suscitent de grands débats et ce n'est que le temps qui nous dira qui de l'innovation ou des septiques l'emportera.

vendredi, avril 04, 2008

Neige :1 / Jogger: 0


4 avril et il tombe encore de gros flocons mouillés (je fais dans l'euphémisme pour mon public rated-G parce que les mots que j'emploie dans ma tête sont beaucoup moins sympa). Dans une envie irrésistible de rétorquer bien vainement à mère nature, j'ai enfilé mes running, un coupe-vent, des lunettes pour me protéger de l'agressivité de la neige qui tombait si dru et je suis partie sillonner les rues de la ville au petit trot...Mauvaise idée. La prémisse de départ était pourtant intéressante, faire un pied-de-nez aux conditionnements métrologiques et m'adonner à mes activités comme si c'était réellement le printemps. C'était sans compter le vent, les flocons qui givraient et buaient mes lunettes au point que j'ai du renoncer à les porter et à cligner des yeux pour le reste du parcours. Encore chanceux que je n'avais pas mis de mascara aujourd'hui sinon j'aurais semblé sortir tout droit d'un film d'horreur avec mon dessus de crâne enneigé et englaçonné et mes yeux dégoulinants... Je n'avais jamais été aussi trempée et je suis une adepte de la course sous la neige et sous la pluie qui en a vu bien d'autre..La neige du printemps a une propriété aquatique phénoménale un peu comme si chaque flocons qui touchait le sol devenait une petite marre de sloche à lui tout seul. À la quantité qui est tombée aujourd'hui, on imagine facilement le résultat. Amenez-nous des canards!

Tout ça pour dire qu'en m'entêtant à finir ma course, j'ai songé à notre impuissance face à la nature, si puissamment illustré ici. Même si tout le monde est écoeuré, même si ça pourrait donner un résultat référendaire unanime si on faisait une question sur l'arrêt de la neige, même si on hurle ou si on envoie des plaintes...ça nous dépasse. On a tellement l'habitude de pouvoir tout contrôler, d'arriver grâce à nos contacts ou à nos moyens à contourner les désagréments les plus courants, face à une tempête, tous les hommes sont égaux. Les badauds marchent têtes baissées et les automobilistes aspergent sans considération les pauvres piétons qui ont déjà les bas complètement imbibés.

Ô comme l'été semble paradisiaque vu d'ici.

mercredi, avril 02, 2008

MEKTOUB -"c'est écrit"

J'avais déjà parlé de ses jours où tout est tout simplement merveilleux. J'avais proposé la raison de l'axe d'inclinaison de la terre, qui, en ces journées, était parfaitement au diapason avec ma personne. Aujourd'hui c'était une journée comme ça. Malgré le vent, malgré le froid, malgré la neige qui tarde à fondre. Tout semblait si juste. J'avais raison d'être partout, je disais les bonnes choses, regardais les bonnes personnes, posais les bons gestes. Sensation sublime. Impression que tout est possible. Envies.