Quelques fois, on n'est à ce point obnibulé par certains aspects de nos vies, que l'on perd le contact avec le temps qui passe autour de nous. On a beau s'habiller chaque matin en fonction de la température fluctuante, reprendre le cours d'activités saisonnières, célébrer des dates charnières, le temps est comme arrêté et tout notre être est en suspens.
Et puis un déclic se produit et on se rend compte que les feuilles changent graduellement de couleur. L'air s'est refroidi - même si le matin-même on en avait pas encore conscience - et on se met à penser aux tricots de laine et à l'Halloween, même si on n'a plus du tout l'âge du trick or threat.
Je trouve particulièrement merveilleuse cette capacité humaine à se soustraire temporairement à l'espace temps... pour vivre, le temps d'un instant, dans une bulle d'intangible.
Et puis un jour de septembre, sur le coup de 13:00 on reprend brusquement pied dans la réalité et l'automne s'installe spontanément.
On rentre chez soi en frisonnant.
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