Quelques moments passés dans un café de Paris à la fin des années 30. Une dame pipi Nostradamus, une tenancière colérique et son frère pathétiquement pervers, une américaine sensuelle, un musicien qui se cherche, un psychanalyste qui perd graduellement sa rigidité, un artiste raté, une prostituée incroyable et une Anaïs Nin biblot et un Artaud déconnecté. Une mise en scène ingénieuse et une ambiance olfactive unique (qui a fait tousser une partie de l'assistance). Une pièce avec des moments profonds et des moments burlesques. Martine Marie Lalande dans le rôle de la prostituée vaut à elle seule de voir la pièce tant son personnage est riche en paroles, en actions, en réactions. Savoureux.
Cette pièce m'a aussi plongé dans la nostalgie d'une époque de gants de dentelles, des chapeaux en feutre et de maquillage soignée. Une époque où les hommes et les femmes prenaient grand soin de leur apparence avant de sortir en public. Comme beaucoup d'autre chose, cela s'est perdu et ce n'est pas pour le mieux. Les joggings, les tuques molles, les vêtements difformes, déchirés et le règne du jeans ont fait perdre à l'humanité, une grande partie de son élégance...
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