D'aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours eu de la misère à faire des choix. Dans le monde idéal, selon Em, on pourrait toujours tout faire, sans jamais avoir à choisir entre une activité et une autre, un met et un autre, une fréquentation et une autre. J'ai peine à réconcilier le caractère mutuellement exclusif de certaines choses dans la vie. Pourquoi ne puis-je tout simplement avoir 3 emplois, si chacun d'eux m'apporte quelque chose de différent, si j'apprends et me développe sur les plans individuel et professionnel?
Mais la vie n'est pas ainsi faite et tôt ou tard il faut choisir, se prononcer, prendre position. Et tout choix a quelque chose de déchirant dans l'optique où l'on laisse nécessairement quelque chose pour compte.
Façon égoïste d'amorcer un dialogue constructif avec un interlocuteur fictif qui aime les oeufs à la coque. Hommage à peine voilé à Frédéric Beigbeder pour cette superbe vérité:"Les plus grandes fêtes sont celles qui ont lieu à l'intérieur de nous."
mercredi, mai 28, 2008
lundi, mai 26, 2008
La structure profonde de l'école
J'ai toujours aimé et continuerai d'aimer l'école.
Par contre, je me souviens de ce cours à McGill ou le professeur nous avait simplement démontré la fonction primaire de l'école et du système d'éducation en général. Plutôt que d'instruire les enfants et de leur permettre d'élargir leur horizons et de devenir des citoyens conscientisés, l'école a pour fonction première de semer les graines de la soumission au système. Par le biais d'un horaire bien établi (qui n'est pas sans rappeler le 9 à 5 futur) de règles (lever la main avant de parler, respecter l'autorité), d'attitudes encouragées (travailler en équipe, performer dans les évaluations, se démarquer des autres) et d'un système de classement et de récompenses (les notes, les méritas, les premiers de classe) les enfants, dès l'âge de 5 ans commencent à entrer dans le moule qui fera d'eux par la suite, de parfaits employés et de parfaits contribuables, dociles et faciles à gérer.
Bon...je ne dis pas que l'école n'a rien de bon. Mais il peut être intéressant d'envisager son impact sous l'angle de la conformité imposée. Je ne crois pas que le modèle scolaire soit modifiable du tout au tout, mais il pourrait être éclairant de se poser la question: comment pourrait-on envisager l'école autrement? Comment outiller les enfants efficacement? Comment leur permettre d'acquérir les bases fondamentales qui leur permettront de faire leur chemin dans la vie? Quelles sont ses bases fondamentales? Est-ce réellement ce qu'on retrouve actuellement dans les manuels scolaires. Peut-être en partie, mais je crois qu'il pourrait y avoir bien davantage.
Par contre, je me souviens de ce cours à McGill ou le professeur nous avait simplement démontré la fonction primaire de l'école et du système d'éducation en général. Plutôt que d'instruire les enfants et de leur permettre d'élargir leur horizons et de devenir des citoyens conscientisés, l'école a pour fonction première de semer les graines de la soumission au système. Par le biais d'un horaire bien établi (qui n'est pas sans rappeler le 9 à 5 futur) de règles (lever la main avant de parler, respecter l'autorité), d'attitudes encouragées (travailler en équipe, performer dans les évaluations, se démarquer des autres) et d'un système de classement et de récompenses (les notes, les méritas, les premiers de classe) les enfants, dès l'âge de 5 ans commencent à entrer dans le moule qui fera d'eux par la suite, de parfaits employés et de parfaits contribuables, dociles et faciles à gérer.
Bon...je ne dis pas que l'école n'a rien de bon. Mais il peut être intéressant d'envisager son impact sous l'angle de la conformité imposée. Je ne crois pas que le modèle scolaire soit modifiable du tout au tout, mais il pourrait être éclairant de se poser la question: comment pourrait-on envisager l'école autrement? Comment outiller les enfants efficacement? Comment leur permettre d'acquérir les bases fondamentales qui leur permettront de faire leur chemin dans la vie? Quelles sont ses bases fondamentales? Est-ce réellement ce qu'on retrouve actuellement dans les manuels scolaires. Peut-être en partie, mais je crois qu'il pourrait y avoir bien davantage.
vendredi, mai 23, 2008
Des jets et des voyageurs d'affaires
Il y a le monde normal et le monde de l'argent. Dans le monde normal, un individu se lève à 4:00 am pour attraper un vol à 6:45am à l'aéroport de Dorval, après avoir fait interminablement la queue au comptoir, aux douanes et à la sécurité. Il attend ensuite patiemment son vol, se ressoumet au contrôle avant de monter à bord et s'entasse dans l'appareil avec une centaine d'autres individus.
Dans le monde de l'argent, une voiture dépose l'individu à un FBO où une hôtesse l'accueille chaleureusement, lui propose un café et l'invite à s'asseoir confortablement dans le lounge en attendant que le jet privé qui le conduira à NY soit paré. Une fois les préparatifs terminés et l'expresso dégusté, l'individu sort sur la piste et grimpe dans l'appareil (après avoir foulé le tapis rouge) et s'installe confortablement dans un siège en cuir moelleux.
Le vol prend 1:30. Arrivée à NY où une voiture l'attend pour le conduire confortablement au centre-ville. Le chauffeur patientera jusqu'à la fin de meeting et le ramènera cordialement au FBO.
Ouf! Quelle vie
Dans le monde de l'argent, une voiture dépose l'individu à un FBO où une hôtesse l'accueille chaleureusement, lui propose un café et l'invite à s'asseoir confortablement dans le lounge en attendant que le jet privé qui le conduira à NY soit paré. Une fois les préparatifs terminés et l'expresso dégusté, l'individu sort sur la piste et grimpe dans l'appareil (après avoir foulé le tapis rouge) et s'installe confortablement dans un siège en cuir moelleux.
Le vol prend 1:30. Arrivée à NY où une voiture l'attend pour le conduire confortablement au centre-ville. Le chauffeur patientera jusqu'à la fin de meeting et le ramènera cordialement au FBO.
Ouf! Quelle vie
mercredi, mai 14, 2008
Besoin d'avoir mal à d'autres muscles

Je suis en pleine période de mue.
De nageuse, joggeuse, je me transforme en tennis girl cycliste.
Le train-train quotidien de mes sports du moment a fini par me gonfler et j’ai eu envie d’avoir mal ailleurs, de solliciter d’autres muscles, de voir d’autres paysages au gré de mes pérégrinations.
J’ai donc eu mon premier cours de tennis ce matin (mon avant-bras droit en tremble encore) et je me suis acheté un super vélo qui me permet de filer comme un bolide.
Comme le début de toute histoire d’amour, c’est présentement la lune de miel.
Longue vie au Lemond Tourmalet!
mardi, mai 13, 2008
On se compare, on se console...
Je lisais le blog des auteurs de Grey's Anatomy et l'une d'entre eux racontait une séance de psychothérapie qu'elle avait vécue durant sa jeune vingtaine et où la thérapeute lui avait déclaré qu'à cet âge, rare sont les individus qui ont à la fois une vie personnelle et une vie professionnelle épanouies, l'une prenant nécessairement le dessus sur l'autre.
Je serais curieuse de faire une grande enquête sociale à ce sujet pour déterminer quel pourcentage des jeunes peuvent affirmer être parfaitement comblés professionnellement et personnellement, si tôt dans leur vie.
Il me semble que ça me rassurerait : )
jeudi, mai 08, 2008
L'importance de faire des choses qu'on aime
Travailler est la deuxième activité à laquelle l'être humain consacrera la plus grande partie de sa vie après dormir...Quand même!
D'où l'importance de choisir un métier, une profession ou une occupation qui sera à la hauteur de ses rêves et de ses ambitions. Pour avoir personnellement vécu une riche période d'essai-erreur professionnel dernièrement, j'ai pu apprécier l'importance de faire des choses qu'on aime, qui nous font grandir, faire des sauts de géant et en apprendre sur soi-même et les autres.
Travailler pour vivre ou vivre pour travailler...ni l'un ni l'autre selon moi. La beauté de se consacrer passionnément à l'accomplissement de choses qui nous tiennent à coeur, prime sur tout le reste. J'ai commencé à réellement trouver ma voie et la route promet d'être longue et belle : )
mercredi, mai 07, 2008
Élasticité temporelle
Quelques fois les minutes s'étirent à l'infini et les heures n'en finissent pas de passer.
À d'autres moments, le temps file à une vitesse folle et on doit ouvrir grand les yeux pour s'assurer de ne rien manquer de et tout absorber.
J'ai parfois envie d'avoir le double de mon âge, d'être confortablement installée dans ma vie d'adulte avec ses certitudes et ses responsabilités. Ou encore le triple de mon âge pour avoir enfin vécu...
Et il arrivera un jour où je m'ennuierai de mes 24 ans, de leur splendeur et de leur sensations fortes, avec la nostalgie de belles histoires...
mardi, mai 06, 2008
Ma soeur disait...
samedi, mai 03, 2008
Totem de l'écureuil
Ceux qui me connaissent savent à quel point les écureuils me terrifient. En plus d'être des rats in a cuter outfit, ils sont particulièrement nombreux à fouler les pelouses verdoyantes de mon quartier. Il y a quelque chose dans leur mouvements brusques, dans leur regard fixe et dans leur petites griffes pointues qui leur permettent de se hisser aux arbres et aux murs qui me glace le sang.
Ceci étant dit, depuis quelques temps, un écureuil albinos - comme si ça ne suffisait pas d'être écureuil - a élu domicile dans l'arbre qui trône dans la cour de l'appart. Chaque fois que j'ouvre la porte donnant sur le balcon derrière, il est là. Je peux le voir, affairé à je ne sais quel grignotage incessant, son oeil unique - puisqu'il me présente toujours son profil - me scrute brièvement avant qu'il ne reconcentre toute son énergie sur sa tâche.
Devant sa présence persistante et récurante, je me suis mis à me questionner sur sa symbolique dans ma vie. J'ai toujours apprécié le concept de totem amérindien (un animal mythique considéré comme l'ancêtre éponyme d'un clan et auquel on rend un culte) et je me suis dit que par une contorsion tordue du sort, l'écureuil se révélait peut-être être mon totem.
Une histoire à suivre...
jeudi, mai 01, 2008
Synchronicité humaine
Je rencontre une personne dans le cadre d'un événement professionnel et ensuite, à deux ou trois reprises, je le croise au hasard en des endroits communs. Synchronicité humaine ou simple principe de la familiarité, il y a de fortes chances que mon intérêt pour cette personne croisse à mesure que nos chemins se croisent et se recroisent.
Ça m'a rappelé cette intrigue du livre "Les rivières pourpres" où les dirigeants d'une université orchestraient les rencontres répétées entre des frêles génies et de puissants sportifs par le biais de places d'étude prédéterminées dans le but d'optimiser l'output génétique des descendants. Bien que cela puisse sembler machiavélique à prime abord, la seule chose qu'il faisait était d'asseoir un homme et une femme face à face, jour après jour, semaine, après semaine et la nature suivait la plupart du temps son cour...
Donc mon conseil à ceux qui cherchent désespérément le grand amour, choisissez n'importe qui, voyez-le souvent et le tour est joué...
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