lundi, novembre 27, 2006

Drogue réflexive

Je ne vais pas le cacher, je suis en train de devenir accro à Découverte. Après le reportage sur l’épigénétique, je me suis intéressée à un reportage sur l’équipe spécialisée en cardiologie de l’Hopital Ste-Justine qui s’est rendue au Maroc dans le cadre d’un programme de partage de connaissance/compétences de la Clinique du Cœur de Casablanca.

Le reportage suivait l’aventure des médecins québécois qui prenaient part à la mission. Considéré comme un pays en voie de développement, le Maroc éprouve de la difficulté à suivre le rythme scientifique moderne et le corps médical marocain se montrait très reconnaissant de l’expertise que leur a transmise l’équipe canadienne. Compte tenu du manque de ressources et d’expertise pointue, les cas les plus lourds et les plus rares avaient été réservés aux médecins de Ste-Justine, qui ont grandement apprécié de pouvoir se pencher sur des cas aussi instructifs.

Il faut une grande ouverture d’esprit pour accepter de se prêter à un tel échange. Il faut accepter de travailler dans des conditions qui ne sont pas celles que l’on préconise habituellement, avec des moyens réduits et des contraintes prononcées. Le reportage expliquait que pour limiter la durée d’hospitalisation des patients, ces derniers ne recevaient pas de morphine, ni aucun autre anti-douleur, se contentant d’une dose de Tylenol, et ce même dans le cas d’une opération à cœur ouvert.

Outre la grande compétence et le professionnalisme de l’équipe de Ste-Justine, ce qui m’a le plus impressionné c’est la grande générosité et le dévouement de chacun des intervenants (cardiologue, chirurgien cardiaque, intensive, infirmières) qui désiraient partager leurs connaissances avec leurs homologues en plus de se soucier réellement du mieux-être des patients, qui étaient bien plus mal-en-point que ceux qu’ils ont l’habitude de voir à Montréal.

Belle humanité!

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